Mark Hunyadi est professeur de philosophie morale et politique à l’Université de Louvain (Belgique), où il a fondé et dirigé (2008-2018) le Centre de recherche en philosophie pratique Europé. Il est en outre professeur associé à l'Institut Mines/Télécom de Paris, dans le cadre d'une Chaire consacrée au numérique (https://cvpip.wp.imt.fr/accueil/).
Ses derniers livres: Au début est la confiance (Le Bord de l'eau, 2020), Faire confiance à la confiance (Erès, sept. 2023), Le Second âge de l'individu (PUF, mars 2023), Déclaration universelle des droits de l’esprit humain. Une proposition (PUF, 2024), La confiance, un pari ? (éd. Philosophie Magazine, 2026).
Il consacre ses travaux à l’éthique fondamentale et appliquée, entre lesquels il maintient un lien dynamique, comme il l’avait déjà montré dans Je est un clone (Seuil, 2004), un livre consacré à l’éthique des biotechnologies. Son livre de 2012, L’homme en contexte, (Éditions du Cerf) explicite les principes du « contextualisme critique » qu’il défend, qui prolonge de façon… critique ses nombreux travaux sur la Théorie de l’Ecole de Francfort qu’il connaît de l’intérieur : il a en effet passé, au temps de son doctorat, deux années auprès de son plus éminent représentant, Jürgen Habermas, dont il a par ailleurs traduit deux livres en français. Dans son livre La tyrannie des modes de vie (Ed. du Bord de l’eau, 2015), il développe les éléments d’une « théorie critique des modes vie » qui entend renouveler de manière originale la problématique de la philosophie sociale. Il a publié en 2018 une critique de la mouvance trans- ou posthumaniste, Le Temps du posthumanisme. Un diagnostic d'époque (Paris, éd. Les Belles Lettres).
En 2020 paraît un livre théorique majeur consacré à la confiance, Au début est la confiance, dont il donnera une version plus abrégée en 2023 sous le titre Faire confiance à la confiance. Il y élabore une théorie générale de la confiance comme relation au monde, et analyse aussi les impacts des nouvelles technologies sur les relations de confiance. Sur la base de ses réflexions sur la société numérique, il propose une Déclaration universelle des droits de l’esprit humain, une initiative théorique et politique qu’il promeut internationalement avec le collectif Rise for the Mind fondé en 2025.